
Remise en état d´ un ketch en acier de 20 mètres à Agadir
Construction amateur Angleterre 1973.
de février à fin juillet 2009
1 ère visite du bateau au Yatch club
Découverte du bateau.
En flânant au yacht club d´Agadir qui ce situe dans l´enceinte du port
autonome nous avons remarqué un superbe bateau immatriculé en Espagne.
Ce bateau était à l´état d´épave.
En joignant le propriétaire nous apprenons que le bateau avait démâté
au large d´Agadir 1 an ½ plus tôt.
Ayant été bien accueillit à Agadir quelque années plus tôt, il a fait le choix de
ce diriger vers le Maroc plutôt que vers l´Espagne.....
Il a reçu son mât environ 1 an après l´accident et il avait demandé à un
chantier locale de s´occuper du re-matage et de quelques petits détails sur le
bateau.
Après avoir rencontré le responsable du chantier et en accord avec le
propriétaire nous avons prit en charge le suivi des travaux ( il faut savoir que
le bateau devait quitter le territoire après 2 ans maximum suivant la date de
l´accident.)
Au départ des négociations entre le chantier et le propriétaire il ni avait que le
re-matage, les réparations liées à l´accident ainsi que quelques retouches sur
la menuiserie intérieur et des vérifications électriques.
La visite et les découvertes.
. fond de cale colmaté au goudron . moteur en pièce
. la rouille toujours la rouille
Le propriétaire avait confié son bateau à un quidam ( présenté par le
responsable de l´immigration portuaire " M. Driss") pour faire tourner les
moteurs 1 fois par semaine et surtout le surveiller.
Pour qu´il ne soit pas pillé, (malheureusement ce qui n´était pas vraiment le
cas après inventaire).
Il envoyait de l´argent régulièrement à cet effet.
Résultat des courses, le moteur ne démarrant pas un jour ce fameux quidam
n´a rien trouvé de mieux que de le faire tourner à la main et à l´envers ????
L´eau de mer est remontée dans les pistons et a tous grippé et rongé.
Quand nous sommes montés à bord pour la première fois, nous avons trouvé
le moteur ouvert dans la salle des machines, les pièces stockées dans le
carré.
Il était convenu de faire une peinture du bateau ainsi que le carénage. ( sans
compter que nous étions à Agadir.....)
Mais nous n´étions pas au bout de nos surprises !!!!!!!!!!!!
Après une inspection approfondit du bateau nous avons découvert
d´autres mauvaises surprises.
En soulevant les planchers nous avons découvert des vices qui dataient
d´avant l´achat du bateau mais que le propriétaire n´avait pas vu.( malgré
une expertise avec prises d´épaisseurs des tôles.)
Tous les fonds étaient rouillés mais surtout camouflé avec du goudron et
autres techniques plus que douteuses.
Trois varangues étaient à la limite de la rupture, les tanks à eau étaient
percés par la rouille et le "pompon" les pompes de cales trônaient sur le
lavabo d´un sanitaire.
Après le compte rendu au propriétaire nous avons mit en place l´organisation
des travaux, avec beaucoup de réserves suite à nos différentes
découvertes....
Mise en place du chantier.
Nous avons commencé par chercher un mécano pour refaire le moteur.
Nous avons confié ce travail à "Horo" qui nous à fait un excellent travail.
Après son inventaire des pièces à changer nous les avons commandées en
France.
Le délais de livraison fut court mais le dédouanement !!!!!!!!!!!!
sortie du moteur en pièces détachés
Ensuite il a fallut ce battre avec différents services portuaires afin de
faire sortir le bateau ( car rien n´est prévu à Agadir pour la plaisance, et nous
arrivions en période de carénage des unités de pèche.)
Nous trouvons un créneau de 21 jours ( mais pas 1 de plus) pour sortir le
bateau.
Ayant fournit toute la documentation nécessaire ( plan, assurance local : celle
du bateau n´étant pas prise en compte) et autres la date est enfin fixée.
C´était sans compter les pannes et les congés nationaux, ce qui nous a
repoussé la sortie de 5 jours.
Mais après grosse colère et d´âpres négociations j´ai gardé ma marge de 21
jours.
LE BATEAU SORT ENFIN. En remorque.
remorquage jusqu´au bassin de levage
calage
ENFIN DEHORS
Et là re-surprise !!!
Après sablage nous avons découvert différents trous masqués par les
enduis.
des p´tits trous ....
Ce bateau ne flottait que grâce à la peinture appliquée sur la coque.
Il a fallut découper la coque en différents endroits "un vrai patchwork" et
démonter complètement les boiseries intérieur.
Avec l´aide du chantier nous avons formé une équipe d´ouvriers spécialisés
dans différents domaines, chaudronniers, soudeurs, menuisiers, plombiers,
etc...)
nous sommes arrivés à avoir jusqu'à 18 ouvriers en même temps sur le
bateau.
Afin de respecter les délais imposés nous avons pris en charge les ouvriers
( repas de midi fournit par un restaurant et salaires du week end.)
les travaux ont pu être fini à temps, peintures extérieurs, cales et carénage
compris.
. Il y a du monde, ça avance.
21 jours révolus enfin la mise a l´eau.
La coque est jolie et le bateau ne coule pas. Mais....
Le mécanicien n´ayant pas pu faire d´essais le moteur ne veut rien savoir.
Les batteries que nous avions acheté neuves étaient vides donc une demi
journée de perdue amarré le long d´un bateau de pèche "cracra".
Le lendemain tout est rentré dans l´ordre. Nous revenons au yacht club et le
surlendemain nous reprenons notre place.
Malheureusement au fur et à mesure nous avons découvert beaucoup de
problèmes de rouille dans le cockpit et sur le pont au niveau de la fixation du
guindeau. ( Re-découpe de tôle et réparation)
Les menuisiers ont attaqué le remontage des boiseries intérieurs en même
temps que les électriciens refaisaient le circuit.
oh ! encore des soudures
Pendant ce temps là des colis de pièces de gréements étaient bloqués
en douane à Casablanca, alors qu´elles devaient être livrées sur le bateau
toujours à Agadir.
Les choses étant simples au Maroc, les ouvriers du chantier se sont mis en
grève (1 mois ½ ) interdisant à notre équipe de travailler, ( ce par jalousie car
nos ouvriers n´étaient pas payés par le chantier, mais par nous.)
Enfin après beaucoup de mauvaises surprises nous avons réussi à finir le
bateau nous étions quand même mi juillet.
Nous avions décidé de déplacer le bateau à la marina pour faire les pleins,
eau, gasoil et approvisionnement. Le bateau avait fier allure.
Pour sortir le bateau du bassin de pèche à la marina nous avions mit un
minimum de gasoil, et là...
Surprise !!! les douanes nous attendaient.
Ils prétendaient que nous aurions du faire une clearance pour cette
manoeuvre.....donc palabre et nous ne cédons pas, pas de bakchich.
Je vais voir le coordinateur des douanes. ( que j´avais rencontré plusieurs
fois aux sujet du bateau, dédouanement des pièces et autres...)
J´en profite pour prévenir de notre prochain départ avec le bateau pour le
ramener à son propriétaire aux Canaries.
Ils ne trouvent nul part la trace du bateau sur le territoire Marocain.
Ils retrouvent la clearance d´entrée du propriétaire et de son équipage mais
aucune trace du bateau.
À priori le douanier qui avait fait les déclarations avait juste oublié
d´enregistrer le bateau. Bien sur il n´était plus sur Agadir donc rien à faire
sauf refaire la clearance d´entrée et payer une amende de 10000 dirhams
( environs 1000 €)
Nous payons et je retourne faire les formalités de départ et là on m´annonce
que les demandes du chantier pour "prolongation de séjour du bateau pour
réparation" sont dépassées, (sachant que pour ses prolongations on paye
aussi,) mais bref on me redonne une amende de 2500 dirhams et 3 jours
pour quitter le pays.
Nous prenons contact avec les autorités de la marina douanes ( j´avais déjà
réglé les formalités mais ils devaient quand même venir à bord), la police des
frontière qui eux étaient franchement sympa et la police de l´immigration
représenté par "M. Driss" là par contre ça a tourné au "gag" ou "crise de nerf"
selon les personnes.
Les bruits de ponton disaient qu´ un haut dignitaire "voulait s´offrir un joli
"yacht pas cher", comme cela ce pratique dans ce pays.
Il nous a d´abord été interdit de quitter le bateau.
Nos amis étaient fouillés lorsqu´ils venaient nous rendre visite.
M. Driss à fait une enquête sur nous alors que nous étions au Maroc depuis
2 ans ½ , il c´est rapproché de notre consulat ainsi que du consulat
d´Espagne vu que le bateau était sous pavillon espagnol. Ses recherches ont
bien sur concerné le propriétaire du bateau ainsi que sur le bateau lui même,
( qu´il voyait tous les jours depuis 2 ans )
Comme si cela ne suffisait pas il nous a soupçonné de trafic de drogue.
Il a fallut attendre 5 heures la venue de la brigade cynophile.
Là ce fut "une vrais partie de rigolade", il nous ont amené un chien qui n´avait
jamais vu un bateau ni de la drogue d´ailleurs.
C´était à mourir de rire, le chien n´était pas du tout dressé pour la recherche
de quoi que ce soit, il a passé la visite la truffe en l´air à ce faire caresser et
les douaniers dans le bateau à fouiller partout.
D´ailleurs j´ai été obligé de les invectiver car il n´avait pas le droit de toucher
à quoi que ce soit.
Tous ces contrôles ont duré 5 jours sous un "chergui violent" et une
température de 52 º.
Malgré une ultime tentative de M. Driss auprès de l´ordonnateur des
douanes, pour nous remettre une amende "retard de départ de 2 jours" que
lui même avait provoqué, et que l´ordonnateur na pas trouvé nécessaire de
nous infliger.
Nous avons enfin pu partir.
Nous étions le 28 juillet 2009. 19 h 07.
Nous avons largué les amarres en moins de 10 minutes.
Juste le temps de dire au revoir à nos amis et de partir.
Nous n´avions aucune confiance en " nos amis des autorités. "
Bref nous étions enfin partis, sans avoir pu faire les pleins de gasoil mais
partis.
Notre première priorité était de quitter les eaux territoriale, ce que nous
faisions le plus rapidement possible.
Mais c´était sans compter les petits problèmes de parcourt.
Quelque temps après notre départ précipité nous trouvions que le bateau
gîtait beaucoup. Ne connaissant pas sa tenue en mer nous nous sommes
inquiétés.
Donc nous descendons et voyons les planchers du carré commencer à
flotter.
Et oui nous avions une superbe voie d´eau !!!
pas le temps de réfléchir on trouve la source très rapidement et eurêka on ce
souvient où était rangées les pinoches.
Les plombiers avait juste omis de raccorder la vanne anti-retour d´évacuation
de la pompe principale, donc on remplissait d´eau de mer et la pompe
refoulait dans le bateau.
Résultat environs 3 tonnes d´eau dans les cales.
Après quelque minutes speeds, notre principale problème était de savoir "que fait on ?"
Retour à Agadir où on continu ?
Vu les problèmes rencontrés nous avons préféré continuer.
Le temps n´étant pas de notre coté la traversé à été un peu sportive, mais
nous sommes enfin arrivés à "Pasito Blanco" Grand Canaria.
Cela nous a fait beaucoup de bien de ne pas avoir à craindre des pressions
pour du bakchich ou autres.
Juste à remettre le bateau en état et finir quelques détails.
Maintenant un petit compte rendu sur le résultat des travaux après une
petite traversé.
La voie d´eau avait fait quelques dégâts électriques, mais il c´est avéré que
l´installation n´était pas adapté au nautisme. ( les électriciens travaillaient
pour un chantier navale.)
Les plombiers ont fait de graves erreurs sur le montage des cuves à eau
noire, je vous laisse le loisir d´imaginé le plaisir dans le bateau.
Sans compter la voie d´eau en navigation.
Pour ce qui est de la peinture, que nous avions confié à la société GPY
dirigé par Yves Rousson, principale peintre du chantier. Soit disant peintre
de grand yacht dans le sud de la France.
Ayant plusieurs engagements en même temps il a bâclé le chantier du
bateau.
Ce qui nous a valu une grande déception.
Malheureusement nous l´ayant joué très pro nous avions soldé le devis.
Ce fut notre plus grave erreur.
Résultat si vous avez des travaux à effectuer sur votre navire,
évitez le Maroc
Il faut savoir que plusieurs bateaux sont en chantier depuis des années à
Agadir.
Sortiront ils un jour ????
AU REVOIR AGADIR, BONJOUR LES CANARIES
Nous tenons à remercier les amis qui nous ont soutenu avant notre départ
pour les Canaries.
et toutes les personnes ayant gravité autour de cette Aventure.

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